Bernard Lompré

Tatouages, Permaculture et Spiritualité

En pratique

Rencontre avec Pierre

La dépêche Dimanche 4 février 1996

La dépêche Dimanche 4 février 1996

Pierre est gendarme, pourtant il ne fait pas le gendarme car il s’occuppe du bar des gendarmes. Depuis sa plus tendre enfance il possède sur la poitrine, la trace du lait trop brulant d’un chocolat infantile et il profite de son séjour à Tahiti pour transformer sa cicatrice en œuvre d’art.

 

La dépêche Dimanche : Vous venez tout juste de recevoir sur la poitrine, un tatouge qui représente deux fleurs ; comment cela s’est-il passé ?

 

Pierre : Très bien, je pensais que cela était douloureux, je pensais que cela était dangereux pour la santé et je suis rassuré dans les deux cas. Je m’attendais à une épreuve quand cela n’a été qu’un formalité.
Bien sûr ça pique un peu, oui, à un moment cela à même été désagréable, mais très peu de temps.
Le pire ça a été au début, après on se détend et on a plus mal. Pourtant quand ma femme viendra me rejoindre, je lui conseillerai de s’en faire faire un, car je sais que ‘est parfaitement supportable.

 

La dépêche Dimanche : Pourquoi un tatouage sur cette cicatrice ?

 

Pierre : J’avais quatre ans quand j’ai été brûlé, et quarante sept ans plus tard, je décide de me faire un tatouage, deux fleurs rouges. En fait l’idée vient de ma femme, elle a acheté le guide de Tahiti et ses îles, et a appris qu’à Tahiti on savait bien faire les tatouages, elle m’a dit : pourquoi pas un tatouage sur la poitrine ?

 

La dépêche Dimanche : Votre réaction ?

 

Pierre : Ce qui m’est immédiatement venu à l’esprit quand ma femme a parlé de tatouage, c’était une fleur, cela a été évident, une fleur ou deux je ne savais pas encore.
Pour moi la fleur représente ma femme, ou les femmes, car je les aime toutes, mais ma femme par dessus toutes les autres.
Ce tatouage est mon cadeau pour elle, pour nos trente deux années de mariage. Maintenant, chaque jour elle verra écrit sur ma poitrine ce je t’aime que je lui dis avec des fleurs éternelles.

 

La dépêche Dimanche : Pourquoi deux fleurs ?

 

Pierre : Oh, je ne sais pas mais c’est sans doute avec la deuxième fleur que l’on commence un bouquet.

 

Bernard Lompré

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