Ce texte est issu de 22 rencontres disparates mais
amusantes, étonnantes ou encore surprenantes...
Le texte original est paru dans la Dépêche de Tahiti, édition
du Dimanche durant les années 1995 et 1996
CHAPITRE 15
Il est l'heure de l'apéritif, je rentre dans un bar avec
du monde au comptoir, et, enfin, je me trouve, côte à côte
avec un gaillard qui montre un tatouage tout neuf, et, inévitablement,
je lui demande comment cela s'est-il passé ?
-Très bien, je pensais que cela était douloureux et non. Je
pensais que cela était dangereux pour la santé et je suis
rassuré. Et je m'attendais à une épreuve, quand cela n'a été
qu'une formalité.Bien sûr ça pique un peu, oui, à un moment
cela a même été assez désagréable, mais très peu de temps,
le pire c'est au début, après on se détend et on n'a plus
mal. Pourtant quand ma femme viendra me rejoindre, je lui
conseillerai de s'en faire faire un, car je sais que c'est
parfaitement supportable.- Pourquoi un tatouage
sur cette cicatrice.
- J'avais quatre ans quand j'ai été brûlé et quarante
sept ans plus tard, je décide de me faire un tatouage, deux
fleurs rouges.En fait l'idée vient de ma femme, elle a acheté
le guide de Tahiti et ses îles, et a appris qu'à Tahiti on
savait bien faire des tatouages, elle m'a dit: Pourquoi pas
un tatouage sur la poitrine ?
- Votre réaction ?
- Ce qui m'est immédiatement venu à l'esprit quand
ma femme a parlé de tatouage, c'était une fleur cela a été
évident, une fleur ou deux, je ne savais pas encore .Pour
moi, la fleur représente ma femme, ou les femmes car je les
aime toutes, mais ma femme par dessus toutes les autres.Ce
tatouage est mon cadeau pour elle, pour nos trente deux années
de mariage. Maintenant, chaque jour elle verra écrit sur ma
poitrine ce je t'aime que je lui dit avec ces fleurs éternelles. - Pourquoi deux fleurs ? - Oh, je ne sais pas, mais c'est sans doute
avec la deuxième fleur, qu'on commence un bouquet.