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Tout a commencé, aux Açores, nous avions
alors un cargo à voile de 150 ans d'âge, et ma
fille Gwenaëlle, 16 ans, nous présente un copain
qui fait du tatouage... il nous montre de drôles de
machines bricolées avec un moteur de jouet, un trombone
de bureau, une fourchette savamment pliée, un stylo
jetable et quelques bouts de scotchs, une alimentation a pile
issue d'une lampe de poche recyclée... j'ai été
assez effrayé du côté primitif de son
outil, ... , et bien plus tard...Au canada, nous rencontrons
un couple qui tombe amoureux d'une de mes toiles, ils me commande
une œuvre, et il nous montre son dos qui représentais
une Harley Davidson tatouée en lignes épaisses
d'un bleu marine dense, il manquait le pilote, et il me propose
de le terminer, il s'engage a m'acheter le matériel
pour finir son tattoo.
J'étais très impressionné par son tatouage
et lui demande comment cela s'est passé ? Le québéquois
me répond que tabarnacle, il était en prison
avec un calice d'indien, qui a attrapé un cutter, lui
a entaillé le dos pour faire le dessin et ensuite il
avait largement tartiné cela d'encre faite à
base de caoutchouc brûlé...
En suivit une semaine d'hôpital.
J'avais dit à Susana que nous quitterons le Canada
à la première gelée, et le 31 août
au matin, gelée blanche. Trois jours, une tornade,
et quelques petites difficultés plus tard, nous arrivons
à Disney-world, Orlando.
J'étais en train de réaliser trois orangers
gigantesques en trompe l'œil sur une sphère de
90 pieds d'altitude (9 étages) quand le vent s'est
mis à souffler violemment déstabilisant ma nacelle
de peintre située à 70 pieds.
Tant bien que mal, je finis par reprendre pied à
terre me jurant bien que les peintures gigantesque n'étaient
plus pour moi
Le lendemain Bob, copain américain nous dit que c'est
dégeulasse comme on travaille trop bien et qu'on ne
sait même pas tatouer.
Il réfléchit puis se tourne vers moi : t'as
bien dit que tu voulais plus peindre, alors je te prête
ma peau, vas-y, éclate toi ! Nous complotons, le soir,
et Susana propose de faire un test avec une machine comme
celle que nous avons vu aux Açores.
Sitôt dit, marché aux puces, bricolage maison,
la première machine tournait rond Et on a essayé
sur Bob... ca a duré une minute et demi, je me servais
de la machine, comme un crayon en déchirant soigneusement
la peau jusqu'au derme profond, cela saignait abondamment
et quand j'ai nettoyé j'avais obtenu un très
beau trait rose vif, sans la moindre trace d'encre, et nous
avons convenu d'un autre rendez-vous. Nous avons alors tatoué
des bananes, des oranges, des pieds de porc, des poulets,
et tout encore, des ceintures, des manteaux en cuir, des sacs
à main, tout était bon... Et enfin le tatouage
de bob a été encré, puis plusieurs autres
ont suivi qui se sont groupés pour nous acheter une
"spaulding ultra light", en kit quelques encres,
un énorme catalogue de motifs tattoos, et un manuel
technique. La qualité des tatouages est immédiatement
passée de moins l'infini à très minable.
Mais tout le monde était très content de l'évolution
:-))) Une chose me chagrinait terriblement, je détestais
dessiner les motifs des autres Je n'aimais ni les têtes
de mort, ni encore les drapeaux sudistes à graver sur
le cœur... Et notre visa arrivait à expiration,
nous revendons notre "campeur" et filons à
Tahiti. Immense choc culturel, nous déambulons dans
les rues surchauffées. Étonné des vêtements,
des fleurs dans les cheveux, mais surtout des tatouages ésotériques
à la limite du mystique, fascinants. Le destin m'apporte
une boite de nuit à décorer, la famille s'installe
sur l'île voisine, je me partage entre la déco
de la boite de nuit à Tahiti, les reportages pour la
dépêche dimanche, la plongée, et la pêche
dans le lagon, nous habitions dans une jolie petite villa
au bord du lagon de Haapiti. Mooréa.
Susana commence à tatouer un bras à notre ami
Tavita, puis, elle ouvre un premier shop au petit village
juste a cote du club med. Elle se crée rapidement une
clientèle touristique attirée par l'ultra finesse
de ses dessins, mais : drame Polynésien, 1995, Chirac
fait ses essais nucléaires à Mururoa.
La population se révolte, les touristes disparaissent,
et notre gagne pain tattoo aussi. Nous achetons un voilier
de 11 mètres, presque une épave, remise en état
en deux mois et nous reprenons la mer vers Tahiti. Mais à
notre bord, un 37 pied en acier. Que nous nommons Pacific-Tattoo,
dans la suite du shop, L'idée était de tatouer
à bord, qui s'est avérée impossible au
mouillage. Là aussi les touristes ont déserté
mais les hôtels **** sont occupés par les gardes
mobiles envoyés par la France, afin de contenir les
masses populaires. Nous y avons découvert une clientèle
d'hommes respectueux et chaleureux l'exacte inverse de ce
que nous rencontrons quand ils ont l'uniforme... Mais ils
ont permit de survivre grâce a Susana, et de m'exercer
au tatouage.
Puis, lassés de la ville nous partons explorer les
îles à bord de notre Pacific-tattoo vraiment
rénové et équipé pendant notre
séjour à Tahiti, Huahine, Raiatea, Tahaa, puis
enfin Bora-Bora où nous nous installons. Je crée
mon shop en centre ville de Aitape, la ville principale de
l'ile dans le rutilant ensemble commercial, Susana plus sage
reste a la plage, en tatouant dans les grands hôtels
de Tahana, à trois minutes d'annexe du bateau.
La routine n'a pas le temps de s'installer, nous décidons
d'aller faire un tour en Europe ou nous participons à
deux conventions internationales de tatoueurs puis rentrons
en Polynésie avec le regard plein du mirage Européen
Internet naissait, et notre succès était surprenant,
la paix des iles finit par devenir pesante, nous rentrons
en Europe.
Et installons Pacific-Tattoo à Sanary sur mer, entre
Toulon et Marseille. Le succès fut immédiat,
nous parcourons la France à faire les conventions notre
shop ne désemplit pas, ce qui n'est pas difficile dans
18m2Mais au bout de deux ans une opportunité d'une
boutique a Saint-Tropez nous fait déménager
Pacific Tattoo dans 40m2, luxueux.
Nous repeignons la façade avec un beau bleu dégradé
ce qui nous vaut les foudres de la mairie car non conforme
a l'environnement.
Les enfants ne s'adaptent pas bien a leur école,
l'appartement est vraiment trop petit, et un conflit familial
est arrivé Susana est rentrée avec les enfants
au Portugal je me suis débarrassé du local et
suis parti en ballade: le sud marocain, Venise, Thaïlande,...
Et là ... gros trafalgar !!! Je ne me souviens plus
de rien... je me retrouve habillé dans un hôtel
a 200km, avec toutes mes affaires volées... il me faut
trois jours pour comprendre ce qui m'est arrivé. Je
buvais un verre avec une australienne quand elle se lève
pour aller aux toilettes et emmène son verre ? A son
retour je lui demande si elle buvait en pissant ? Et elle
me dit que c'était pour éviter que je mette
de la drogue !! C'est à ce moment là, que j'ai
compris ce qui m'était arrivé.
Il me faut bien du temps pour me remettre les idées
en place cette drogue me fait de drôle d'effets !!!
Je vais inspecter mes possibilités de création
de Pacific-tattoo au Portugal, mais pas la tête en place,
je ne m'y plait pas et me retrouve a travailler chez Plastic
a Lausanne et dans un centre d'esthétique a Genève,
j'achète une caravane et m'installe a Rolle pour le
printemps et l'été ou Susana et les enfants
viennent me rejoindre et nous descendons nous réinstaller
à Sanary, je continue au centre Atmos à Genève
une semaine par mois ou je développe ma nouvelle passion,
la réparation cosmétique.
Nous trouvons un appartement sur le port de Sanary et aménageons
la première pièce en un studio de tatouage.
Mais cette situation provisoire ne dure pas, nous trouvons
une jolie échoppe dans la ville médiévale
de Hyères, un joli apparentement et nous installons
encore une fois.
Puis la vie suivant son cour, les couples les plus mythiques
finissent par se casser et la séparation devint inéluctable.
Susana reste à Hyères avec la boutique...
Et je monte à paris m'installer dans le 7° arrondissement,
sur l'esplanade des invalides...
Ce qui ne dura tout
juste trois mois car j'ai vraiment déteste
l'ambiance parisienne de stress permanent
de vulgarite chronique ou la violence verbale
comportementale est omnipresente...
Me voici donc installe a FERNEY VOLTAIRE,
la banlieue francaise de GENEVE...
Et tout va bien, je suis parti 3 mois en floride puis revenu plein de projets
voir www.tibato.ch
Donc je m'attache de plus en plus a cette gentille semi campagne imbue de philosophie
j'ai aussi mis en ligne un site de philosophie,
mais j'ai bien peu de temps pour le faire vivre en ce moment...
www.futuralite.com
Autre chose remarquable est la naissance d'une veritable tribu autour du forum ou sympathie et bonne humeur sont quotidiennes
www.lompre.com/forum
Et enfin Jackie et Coraline
Jackie est une créatrice étonnante son style est extremement personnel
En cours de formation au polynesien afin d'en mélanger les styles
www.lompre.com/jackie
Et Coraline une vahine de la presque ile de tahiti, qui fait ses premiers pas sur l'art de ses ancetres
www.lompre.com/coraline
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